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Prise en charge socio-éducative

Sans qu’il soit possible de dégager une chronologie dans la démarche thérapeutique engagée par un sujet toxicomane, celle-ci peut prendre plusieurs formes. L’une d’entre elles est l’accompagnement socio-éducatif. Cette pratique est liée au fait que tout un chacun évolue dans une réalité sociale constituée de droits et de devoirs. L’aide à la maîtrise des éléments de cette réalité constitue le fondement de l’action socio-éducative.

Après un temps d’accueil, tel qu’il est défini plus haut, l’indication d’un accompagnement socio-éducatif peut être posée. Il a pour objectif principal de soutenir le sujet dans le cadre d’un projet thérapeutique global.

A plus court terme, il s’agit :

Après avoir cerné les difficultés auxquelles est confronté le sujet et les domaines où elles s’expriment (travail, hébergement, sphère relationnelle ... ), il s’agira de l’aider à les situer dans le déroulement de son histoire, et ainsi à repérer les conduites d’échecs, les répétitions.
Dans un second temps seront mises en œuvre les recherches d’alternatives, voire de solutions. L’information sur ce qui existe, l’accompagnement dans la recherche et la réalisation de ces solutions sont effectués, ainsi qu’un soutien lors de la confrontation aux éléments de réalité.

Enfin, l’évaluation de ces mises en actes et de la réalisation des projets, constitue le troisième temps de la relation éducative.
Les outils au service de la relation éducative ont pour objectif :

En aucun cas, ils ne sont utilisés en dehors d’un contexte thérapeutique global, en dehors d’un souci d’engagement du sujet dans une démarche à moyen terme.

L’aide à la gestion de la vie quotidienne, dans ses aspects matériels, peut passer par l’accompagnement d’un projet d’hébergement (provisoire ou définitif), que celui ci se réalise en chambre d’hôtel, en C.H.R.S., en appartement de transition ou thérapeutique, ou d’accès à un logement autonome. Il est toujours préparé, réfléchi et mis en place dans un souci de cohérence, tant dans la période de préparation que dans celle de sa réalisation,

L’insertion sociale :

Nombre de personnes que nous accueillons ont, au détour de leur parcours toxicomaniaque, abandonné tous lien social.
Il est possible grâce à une aide l’insertion sociale, de soutenir une prise en charge des problèmes de toxicomanie  .
Il peut s’agir de :

L’insertion professionnelle :

Elle peut être un autre moyen sur lequel étayer une prise en charge socio-éducative. Ce registre d’intervention tend à prendre de l’importance au fur et à mesure que se résolvent les questions que posent la consommation abusive, la précarité, la marginalisation. L’insertion professionnelle constitue en un certain sens, l’aboutissement d’un processus qui permet à un sujet de trouver les moyens de son autonomie.

Une bonne connaissance du réseau   local (P.A.I.O, Missions Locales, Régies de quartiers, Centres de formation, Entreprises intermédiaires, Dispositifs d’insertion) et des liens partenariaux facilitant les orientations, sont nécessaires .
Ce type d’accompagnement peut prendre la forme :

Un partenariat établi avec la ville de Marseille et le Conseil Général des Bouches du Rhône a permis l’expérimentation d’actions d’insertion visant à mieux qualifier les professionnels en charge de ce dossier et à terme, à mieux engager les services de droit commun dans l’aide à apporter à nos patients.


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